ENVIRONNEMENT ET COMMUNICATION
"L'ETAT DE L'ENVIRONNEMENT, ENTRE REALITE ET PERCEPTION"

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L'INSTITUT DE L'ENVIRONNEMENT ET DES TECHNOLOGIES et SUP' DE COM organisent une conférence-débat le jeudi 13 janvier 2005 à 18 heures à l'université professionnelle internationale de Lyon, intitulée : "L'état de l'environnement, entre réalité et perception" avec la participation de Jean-Pierre RAFFIN, membre du Centre de Recherche International sur le Développement Durable (CREIDD), Thierry LIBAERT, membre de la cellule de veille environnementale du Ministère de l'Environnement, tous deux membres du Comité de Veille Ecologique de la FONDATION NICOLAS HULOT POUR LA NATURE ET L'HOMME et Olivier BLOND, journaliste, responsable de la rubrique "Environnement" de l'hebdomadaire COURRIER INTERNATIONAL..

En introduction, Jean-Pierre RAFFIN interviendra sur les conséquences du changement climatique, la thématique santé-environnement et abordera le concept de diversité biologique.

Pour compléter cet état des lieux, Olivier BLOND présentera une revue de presse internationale en comparant les différentes lignes éditoriales sur la question de l'environnement.

Pour le deuxième volet de cette conférence, Thierry LIBAERT, nous exposera un panorama des perceptions de l'environnement par l'opinion publique en France et en Europe, en abordant la question du point de vue des entreprises.

Face à la problématique environnementale comment réagissent les entreprises ? Quelles sont les actions réalisées en faveur du développement durable ? Quelles sont les conditions de la crédibilité d'une communication de l'entreprise sur le développement durable ? Ces différentes interrogations permettront d'aborder la réforme de la Charte de l'Environnement, le principe de précaution, ainsi que le projet environnemental européen avec la notion de territoires d'excellence.

Les actions de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme en faveur de l'environnement seront également présentées par les membres du Comité de Veille de la Fondation.

Compte rendu

De l'intention à l'action
Près de 300 personnes ont assisté à la conférence consacrée à la thématique environnement et communication intitulée : "l'état de l'environnement entre réalité et perception", jeudi 13 janvier à l'UPIL. Une soirée réussie organisée par l'Institut de l'Environnement et des Technologies et avec le concours de la Fondation Nicolas Hulot par le biais de l'intervention de deux des membres du comité de veille écologique : Jean-Pierre RAFFIN, Docteur ès Sciences Naturelles et membre du CREIDD (Centre de Recherche Internationale du Développement Durable) et Thierry LIBAERT, maître de conférence à l'IEP, membre de la cellule de veille environnementale du Ministère de l'Environnement. Conférence complétée par une revue de presse internationale réalisée par Olivier BLOND, journaliste responsable de la rubrique "environnement" de Courrier International.


Jean-Pierre RAFFIN a mis en lumière un état des lieux de l'environnement en analysant des problèmes majeurs comme le changement climatique, la relation environnement et santé, et la diversité biologique. L'actualité récente en Asie avec le Tsunami et le procès de l'amiante avait ici une résonance particulière. Un panorama de la presse étrangère a ensuite été abordé par Olivier BLOND mettant en exergue les préoccupations environnementales majeures par pays.

De la réalité à la perception des faits : une approche proposée par Thierry LIBAERT, qui a mis en valeur le rôle de la communication en faveur de l'environnement. En effet, très préoccupés par les questions environnementales, les français sont néanmoins très ambigus dès qu'il s'agit de passer de l'intention à l'action. Le syndrome NIMBY ( not in my back yard), pas dans mon jardin, semble prédominer. L'absence de confiance dans l'intérêt général prime dans un contexte géopolitique crispé qui favorise le repli sur soi. Des surpromesses environnementales de certains au catastrophisme d'autres conduisant à un refuge dans l'hédonisme, il est parfois difficile de s'y retrouver. La communication apparaît comme un élément essentiel pour favoriser la modification des comportements. Du message au niveau national qui donne du sens, accompagné au niveau local par une communication de proximité, le message doit être clair et conduire chacun à faire son propre écobilan. La responsabilité individuelle, par le biais des "éco-gestes", reste à la base de tout changement majeur en faveur de l'environnement à long terme.

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