| Le projet ITER International Thermonuclear Experimental Reactor |
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Après avoir découvert la radioactivité naturelle il y a plus de cent ans, les grands chercheurs, connus de pratiquement tout le monde tels que : Henri Becquerel, Marie Sklodowska-Curie, Pierre et Marie Curie, Paul Villard, Ernest Rutherford, Jean Perrin, Sir John Cockfrot, Enrico Fermi, …développèrent l'énergie nucléaire en passant par de multiples découvertes telles que les réactions de fission et de fusion. Aujourd'hui, bien qu'il y ait des années que nous soyons passés du stade de la théorie à celui de la pratique, l'homme cherche à produire sa propre énergie. Actuellement, au cœur des débats politiques et scientifiques : le projet ITER. Le projet ITER, ou encore l'International Thermonuclear Experimental Reactor, est en fait un projet basé sur une technologie de Tokamak utilisant le principe de fusion nucléaire permettant la production d'énergie de manière abondante à l'heure où la raréfaction des énergies fossiles est envisagée d'ici une cinquantaine d'années.
Voilà déjà plusieurs années que
l'Union Soviétique travaille sur l'idée d'un
Tokamak pouvant fonctionner selon un principe de fusion nucléaire. Une fois les accords signés, trois phases suivirent :
En Janvier 2003 puis en Juin 2003, la Chine et respectivement la Corée du sud ont décidé de rejoindre le projet ITER, tandis qu'en Février 2003 les Etats-Unis faisaient leur come-back.
Au départ, 4 sites ont proposé leur candidature pour la construction du prototype de réacteur a fusion à fusion nucléaire :
Jusqu'à il y a quelques jours la situation était la suivante :
L'Espagne a décidé quant à elle de se retirer du projet, et ce suite à une querelle franco-espagnole. En résumé, partant de quatre sites candidats pour accueillir la dernière génération de tokamak, il n'en restait plus que deux : un site soutenu par l'Europe, la Russie et la Chine se trouvant dans le sud de la France (Cadarache), et un site soutenu par les Etats-Unis et la Corée du sud qui se trouve au Japon (Rokkasho-Mura).
Plusieurs séries de négociations ont eu lieu à partir de l'an 2000, mais sans résultats concluants. Le 12 Avril 2005 à Tokyo, l'U.E et le Japon avaient décidé d'accélérer les négociations afin de parvenir à un accord sur le choix du site sur lequel sera construit et développé le réacteur expérimental à fusion nucléaire ITER. Mais, encore une fois, ces négociations ont échoué. Le Mardi 3 Mai 2005, la nouvelle est tombée : ITER
pourrait emménager dans le sud de la France à Cadarache.
Il n'est pas impossible que ce revirement de situation de la part des japonais intervient après que les responsables des pays européens aient pris la liberté, en Mars 2005, de commencer les travaux de construction du réacteur expérimental à fusion nucléaire sur le site de Cadarache d'ici la fin de l'année. Le fait que le premier ministre japonais ai lui même
demandé qu'un accord soit trouvé « aussi rapidement
que possible » ne prétend en rien qu'ils accepteront
de renoncer à la construction du réacteur à fusion
nucléaire sur leur territoire comme l'a affirmé le
premier ministre japonais : « Je n'ai nullement l'intention de renoncer
au site de Rokkasho-Mura ». Les responsables des pays membres du projet ITER ont fixé
comme ultime limite de date de négociation, la prochaine réunion
du G8 qui aura lieu début Juillet 2005 en Ecosse.
Il s'agit du fonctionnement d'un tokamak reposant sur un processus de fusion nucléaire. Tokamak est un nom provenant du Russe :
Ce qui en français donne : chambre toroïdale à confinement magnétique. Il s'agit en réalité de toutes les centrales, utilisant le principe de fusion thermonucléaire, permettant la production d'énergie électrique. La fusion nucléaire (qui est un type de réaction de fusion thermonucléaire) est un procédé permettant, après avoir réuni deux atomes légers tels que le deutérium et le tritium, de créer des atomes plus lourds. Cette transformation, qui ne peut se produire qu'à de très hautes températures (centaines de millions de degrés), conduit à dégager un excès d'énergie pouvant aboutir à un excès de chaleur qui permettra d'obtenir de l'électricité. Le gaz, très chaud, utilisé dans un tokamak (permettant d'obtenir de l'énergie calorifique à partir de réactions de fusion) est appelé plasma.
Il est évident que :
semble être une idée très attractive, mais observons la de plus prés :
En résumé le projet ITER, pour sa part produira effectivement moins de déchets radioactifs du fait de la manipulation d'un élément peu actif comparé (le tritium) à l'uranium et d'un élément non actif (deutérium), mais il faut quand même garder à l'esprit que les déchets tritiés se présentent sous trois formes (solide, liquide, gazeuse) et qu'au jour d'aujourd'hui aucun des chercheurs (tant désireux du projet ITER) n'a encore réussi à déterminer une solution de gestion définitive des déchets tritiés et ceci sans compté la quantité de déchet produite dans le passé, le présent et le futur (la construction d'ITER s'acheva au bout d'une période de 10 ans) par l'utilisation du plutonium et de l'uranium. Quant à la création de 1.500 emplois, si les états membres du projet ITER acceptent que le réacteur à fusion nucléaire expérimental soit construit en France, il ne faut pas oublier qu'il s'agit là d'un projet européen (c'est l'U.E qui a déposé sa candidature au projet ITER, et après concertation des ministres européens de la recherche, le site de Cadarache a été choisit pour y construire le réacteur). Donc ces 1 500 emplois seront 1 500 emplois crées a échelle européenne non à échelle française. En plus de l’ensemble des arguments évoqués, en faveur ou non du projet ITER, notons que les anti-ITER affirment que le site de Cadarache présenteraient des risques liés à une fragilité sismique. Quelque soit le site géographique retenu, le projet ITER, estimé à 10 milliards d’euros sur 30 ans dont 4.7 milliards pour la construction du réacteur à fusion nucléaire expérimental, devrait être opérationnel à l’horizon 2050. Pour ou contre ce projet, vous pouvez voter sur certains
sites tels que : http://www.cite-sciences.fr/. |