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Renouveler son parc informatique sans oublier l'ancien : le cas Greentic
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Renouveler son parc informatique sans oublier l'ancien : le cas Greentic

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Un parc informatique d'entreprise ne meurt pas le jour où arrivent les nouveaux postes. Il finit dans un placard, avec des disques pleins de données, et quelqu'un devra un jour décider quoi en faire. Au bout de quelques années, il part en DEEE alors qu'il est encore fonctionnel.

Greentic, entreprise parisienne dirigée par Arnaud Fouillet, a une réponse simple à ce problème : régler la fin de vie de l'ancien parc au moment où l'on achète le nouveau. Depuis la mi-septembre 2026, indique son dirigeant, elle vend du matériel informatique neuf aux entreprises, et intègre dans l'achat la valorisation Greentic des anciens équipements. Un seul interlocuteur, de la commande jusqu'à la seconde vie des machines.

La valorisation Greentic des anciens équipements se résume en un seul mot : les dons ! Les anciens équipements sont uniquement donnés à des étudiants, des associations. Aucune revente n'est réalisée sur les parcs collectés chez ses clients. En faisant tomber les verrous financiers, les anciens parcs IT deviennent de véritables assets pédagogiques pour les étudiants, les associations.

Le problème qu'elle résout est réel. On règle d'abord l'achat, et on découvre la fin de vie de l'ancien parc bien plus tard, carton par carton, avec ses obligations : sécurité des données, filière des déchets électroniques, réemploi. Greentic prend en charge vos achats IT et prend en charge le RGPD et la RSE de vos anciens parcs informatiques.

L'offre : le neuf et la seconde vie de l'ancien, dans la même commande#

Selon Arnaud Fouillet, Greentic est devenu revendeur de matériel informatique agréé HP, avec accès aux grossistes du marché et donc à d'autres marques comme Dell ou Lenovo. La vente est réservée aux entreprises. Le matériel neuf part directement chez le client, sans passer par un stock.

Le point fort est là : pour un achat d'ordinateurs, Greentic indique inclure gratuitement son service de fin de vie. Hors achat, la grille publiée sur son site facture 60 € l'effacement par ordinateur (relevé au 30 septembre 2026), la collecte et la gestion des dons étant déjà gratuites. Avec la nouvelle offre, cette ligne disparaît de la facture.

Arnaud Fouillet résume son offre ainsi : un seul fournisseur qui gère le parc « de l'achat jusqu'à la seconde vie ». Il précise que Greentic ne fait pas d'infogérance : le client déploie ses nouveaux postes à son rythme, puis l'ancien parc est repris dans la foulée.

Mon avis : c'est le bon moment pour régler la question. Le jour de la commande, le budget est ouvert, le calendrier de migration est connu, et l'ancien parc a un avenir avant même d'être débranché.

Ce que devient l'ancien parc#

Greentic se présente comme « ni un broker ni un simple recycleur » : collecte, tri, effacement, redistribution, tout passe par elle. Sa mission affichée : « donner une nouvelle vie à vos anciens parcs IT et réseau, tout en garantissant la sécurité de vos données et en soutenant une démarche durable ».

Elle reprend ordinateurs, écrans, serveurs, switchs, routeurs, bornes wifi, y compris le matériel cassé. Ce qui fonctionne est donné à des écoles, universités, associations et startups, les portables allant aux étudiants, souvent réinstallés sous Linux ou Chrome OS. Ce qui ne fonctionne plus part au recyclage, avec ses métaux précieux. Le site le résume en une phrase : « Un équipement c'est un projet. »

La FAQ du site précise « Rien ne sera revendu par Greentic » : cela vise le matériel repris. Les dons restent des dons. La revente concerne uniquement le neuf livré par les grossistes.

Côté carbone, Greentic avance son propre calcul, fondé sur la base Empreinte de l'ADEME : le don de 100 ordinateurs portables éviterait 15 tonnes équivalent CO2. Pour situer ce chiffre : l'outil Impact CO2 de l'ADEME, qui chiffre un ordinateur portable à 193 kg CO2e, dont 95 % à la fabrication. Faire durer une machine, c'est amortir cette part fabrication sur plus d'années.

Des switchs Fortinet sous les tables de l'EPITA#

L'histoire la plus parlante concerne du matériel réseau. Selon Arnaud Fouillet, Greentic a donné plus d'une cinquantaine de switchs et firewalls Fortinet à des étudiants, dont cinq switchs à l'EPITA pour faire tourner leur LAN CTF. Ses deux posts LinkedIn sur ces dons ont atteint 88 000 et 65 000 vues.

J'ai passé une partie de mon adolescence en LAN parties, avec des câbles qui traversaient le salon et un switch dont personne ne savait vraiment à qui il appartenait. Voir du matériel pro finir sous les tables d'une compétition étudiante plutôt qu'en déchetterie, c'est exactement l'usage qu'on devrait en attendre.

Les données : un certificat par machine#

C'est la question que pose tout DSI avant de laisser partir un disque. La CNIL demande de « supprimer de façon sécurisée les données des matériels avant leur mise au rebut, leur envoi en réparation chez un tiers ou en fin du contrat de location ». L'article 32 du RGPD exige une sécurité « adaptée au risque », et l'article 83 prévoit des amendes jusqu'à 10 millions d'euros ou 2 % du chiffre d'affaires annuel mondial. Un formatage rapide ne coche pas cette case.

Greentic efface avec des logiciels reconnus du marché, Blancco et Ziperase, ce qui garde le disque utilisable et la machine prête à resservir. Les disques durs sont en plus démagnétisés. Chaque effacement donne lieu à un certificat, machine par machine, avec le numéro de série. C'est la pièce que votre DPO voudra voir.

Une précision technique utile : la démagnétisation n'agit pas sur les SSD, et les niveaux d'exigence les plus stricts passent par un broyage fin. Pour des données très sensibles, mieux vaut poser la question en amont.

Le cadre qui pousse au réemploi#

Pour le matériel professionnel, l'article R543-195 du code de l'environnement coupe à une date : le 13 août 2005. Après, le producteur enlève et traite ses équipements à ses frais, et reprend aussi les plus anciens que ses produits remplacent. Avant, et sans remplacement, c'est l'utilisateur qui paie. En clair : le recyclage a une filière DEEE. Un ordinateur qui marche encore n'a pourtant rien à faire dans une benne.

Côté acheteurs publics, la loi AGEC du 10 février 2020 (article 58) et le décret n° 2024-134 du 21 février 2024 fixent une part de matériel informatique et de téléphonie issu du réemploi ou de la réutilisation : 20 % depuis 2024, 25 % en 2027, 30 % en 2030. Le décret admet l'acquisition « au moyen de dons », valorisés selon un barème fixé par arrêté. Pour une entreprise, c'est un signal : ses anciens postes ont une demande en face.

Le site de Greentic cite aussi la CSRD. Elle s'applique depuis le 1er janvier 2024 aux grandes entités d'intérêt public de plus de 500 salariés. La directive (UE) 2026/470 du 24 février 2026 relève les seuils à plus de 1 000 salariés et plus de 450 M€ de chiffre d'affaires net ; selon le Portail RSE du gouvernement, ils s'appliqueront après transposition en droit français, attendue au plus tard le 19 mars 2027.

Qui fait déjà confiance à Greentic#

Le site affiche les entreprises qui lui ont confié leur parc, parmi lesquelles Orange Events, Triangle Interim, les hôtels Hively Hospitality, Pictet, les taxis G7, DMG MORI, GE HealthCare et Zurich Assurances. Selon son dirigeant, Greentic intervient dans toute la France, avec des tournées de collecte déjà faites en Bretagne et en Vendée et une autre engagée dans le Sud-Ouest. Elle reçoit sur rendez-vous dans sa boutique du 25 rue Mademoiselle, à Paris 15e.

Vous renouvelez vos postes cette année ? Demandez un devis qui inclut la reprise de l'ancien parc : greentic.fr, contact@greentic.fr, ou la page LinkedIn de Greentic.

FAQ#

Que comprend l'offre de Greentic à l'achat d'ordinateurs ?#

Selon Arnaud Fouillet, le matériel neuf, livré directement chez le client en 24/48h, et le service de fin de vie de l'ancien parc, inclus gratuitement : collecte, effacement avec un certificat par machine, don de ce qui fonctionne, recyclage du reste.

Greentic revend-il le matériel qu'on lui donne ?#

Non. Le matériel repris et fonctionnel est donné à des écoles, universités, associations, startups ou étudiants. Selon son dirigeant, Greentic revend uniquement du matériel neuf aux entreprises.

Que prouve le certificat d'effacement ?#

Greentic émet un certificat machine par machine, avec le numéro de série de chaque appareil, qui confirme que les données ont été supprimées. C'est la trace à conserver dans votre dossier de sécurité. (Norme NIST 800-88)

Faut-il effacer les données d'un ordinateur avant de le donner ?#

Oui. La CNIL demande une suppression sécurisée avant toute mise au rebut, réparation chez un tiers ou fin de location, et range parmi les erreurs le fait de réutiliser ou revendre un support sans effacement sécurisé.

Qui paie l'enlèvement des DEEE professionnels ?#

Pour les équipements mis sur le marché après le 13 août 2005, le producteur, qui reprend aussi les anciens équipements que ses produits remplacent. Pour le matériel plus ancien non remplacé, l'utilisateur, selon l'article R543-195 du code de l'environnement.

Sources#

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