98 % de la population métropolitaine peut désormais trier tous les emballages. Depuis le 1er janvier 2023, l'extension des consignes de tri est effective en métropole. Un chantier silencieux qui a pris plus de cinq ans à se déployer, porté par Citeo et 944 millions d'euros d'investissement. En 2026, l'extension aux DROM-COM ajoute 2,2 millions d'habitants qui peuvent enfin appliquer une règle simple : tous les emballages dans la poubelle jaune.
Avant cette harmonisation, les consignes se contredisaient d'une commune à l'autre. Un pot de yaourt accepté ici, refusé trente kilomètres plus loin. Un même consommateur, une même poubelle jaune, deux réalités opposées. C'était absurde.
Pourtant, trois ans après la généralisation, le geste n'est pas encore ancré partout. Le taux de refus en centre de tri se situe encore entre 20 % et 30 % selon les collectivités. Et à l'inverse, trop d'emballages recyclables finissent encore dans les ordures ménagères. La vérité c'est que simplifier une consigne ne suffit pas. Il faut changer les réflexes de décennies. Et ce n'est pas une question de pédagogie, c'est une question de temps : une génération doit passer avant que le nouveau geste soit vraiment naturel.
Où en sommes-nous vraiment ? Que change cette simplification pour votre quotidien et pour le recyclage en France ?
Mise à jour, 18 août 2026#
Les chiffres de cet article dataient de 2024. Citeo a publié depuis son estimation 2025, l'ADEME sa cinquième évaluation du taux de collecte des bouteilles. Les valeurs par matériau ont été reprises dans le corps de l'article. Trois points à retenir.
- Citeo estime le taux de recyclage des emballages ménagers à 73 % pour 2025, pour 61,4 kg d'emballages triés par habitant. Les plastiques, eux, plafonnent à 30 %.
- Le taux de collecte des bouteilles de boisson en plastique atteint 56,8 % en 2023 et 58,2 % en 2024, rapport ADEME du 16 décembre 2025, la valeur 2024 restant provisoire. L'objectif AGEC de 77 % en 2025 ne sera pas tenu.
- Le 19 mai 2026, en conseil de planification écologique, Emmanuel Macron a demandé au gouvernement d'engager une concertation sur la consigne. L'AMF, France urbaine et Intercommunalités de France y restent opposées. Le dossier complet est dans notre article sur la consigne des bouteilles plastique.
Côté industriels, le règlement européen PPWR est applicable depuis le 12 août 2026. Rien ne bouge dans votre bac jaune pour autant : ce qui s'applique porte sur la composition et la recyclabilité des emballages, pas sur le geste du trieur. Le marquage tri harmonisé destiné au grand public, lui, viendra plus tard. Détail de ce qui disparaît des rayons.
L'extension des consignes de tri : de quoi parle-t-on ?#
Avant 2023 : un patchwork de consignes#
Jusqu'en 2022, les consignes de tri variaient d'une commune à l'autre. Dans certaines collectivités, seuls les bouteilles et flacons plastiques allaient dans le bac jaune. Ailleurs, tous les plastiques étaient acceptés. Cette disparité créait une confusion permanente, en particulier pour les Français qui déménagent d'une commune à l'autre.
Exemple concret : un pot de yaourt en plastique, c'était bac jaune à Lyon, ordures ménagères à Marseille et poubelle grise avec tri spécifique à Paris. Trois villes, trois règles. Résultat : un taux d'erreur de tri dépassant 30 % dans certaines collectivités.
Depuis 2023 : une règle unique#
L'extension des consignes de tri simplifie radicalement : tous les emballages, sans exception, vont dans le bac jaune. Peu importe la matière : plastique rigide (bouteilles, flacons), plastique souple (films, sachets), aluminium (canettes, barquettes), acier (conserves), carton (boîtes, suremballages), papier (prospectus, journaux), briques alimentaires.
Cette harmonisation nationale est inscrite dans la loi AGEC de février 2020, qui impose la simplification et l'extension du geste de tri sur 100 % du territoire d'ici fin 2022 dans l'objectif de lever les freins au recyclage et augmenter les tonnages collectés.
Les chiffres de l'extension : un déploiement massif#
Métropole : 98 % de la population couverte#
Au 1er janvier 2023, 98 % de la population métropolitaine bénéficie de l'extension des consignes de tri. Cette couverture quasi-totale est le fruit d'un déploiement progressif engagé en 2012, puis accéléré à partir de 2017.
Citeo, l'éco-organisme chargé de piloter cette transition, a mobilisé 944 millions d'euros entre 2018 et 2023 pour moderniser les centres de tri français. Ces investissements ont permis d'installer des équipements de tri optique capables d'identifier et de séparer automatiquement les différentes résines plastiques : PET (bouteilles transparentes), PEHD (flacons opaques), PP (pots de yaourt, barquettes), PS (gobelets, barquettes).
DROM-COM : 2,2 millions d'habitants supplémentaires en 2026#
Le 1er janvier 2026 marque une nouvelle étape : l'extension des consignes de tri atteint les Départements et Régions d'Outre-Mer et les Collectivités d'Outre-Mer. 2,2 millions d'habitants supplémentaires peuvent désormais trier tous les emballages. Cette extension tardive s'explique par des contraintes logistiques spécifiques : éloignement géographique, absence de centres de tri locaux, coût du fret pour acheminer les matériaux recyclables vers des filières de recyclage en métropole ou à l'international.
À titre d'exemple, en Guadeloupe, les plastiques collectés sont conditionnés en balles puis exportés vers des recycleurs européens ou asiatiques. Le coût du transport maritime représente jusqu'à 40 % du coût total de recyclage dans ces territoires.
81 500 entreprises clientes de Citeo#
L'extension des consignes de tri concerne directement les entreprises qui mettent des emballages sur le marché français. Citeo compte 81 500 entreprises clientes qui financent le dispositif via l'éco-contribution. Cette contribution est calculée en fonction du tonnage d'emballages mis en circulation et du niveau de recyclabilité : un emballage 100 % recyclable paie moins qu'un emballage complexe difficile à trier.
Ce qui change concrètement dans votre poubelle jaune#
Tous les plastiques, même les plus petits#
Avant l'extension, seuls les bouteilles et flacons étaient acceptés. Désormais, tous les emballages plastiques vont dans le bac jaune.
Les pots de yaourt (PS ou PP) côtoient désormais les barquettes alimentaires (viande, poisson, fruits), qu'elles soient transparentes, noires ou blanches.
On y trouve aussi les films et sachets pour le pain, fruits et légumes, ainsi que les suremballages de packs d'eau. Les tubes (dentifrice, crème, mayonnaise) y vont depuis 2023, comme les boîtes de beurre, fromage frais et glaces. Enfin, les blisters qui emballent les piles, jouets et articles de quincaillerie complètent cette catégorie.
Attention : cette règle s'applique aux emballages uniquement. Un objet en plastique (jouet, cintre, brosse à dents) n'est pas un emballage et ne va pas dans le bac jaune, même s'il est en plastique. Seule la fonction compte : l'emballage sert à contenir, protéger ou transporter un produit au moment de l'achat.
Les résines acceptées : de quoi parle-t-on ?#
Les plastiques ne sont pas tous identiques. Il existe sept grandes familles de résines, identifiées par un code à trois flèches sur les emballages (de 1 à 7) :
| Code | Résine | Exemples d'emballages | Tri |
|---|---|---|---|
| 1 | PET (polyéthylène téréphtalate) | Bouteilles d'eau, de soda | Oui |
| 2 | PEHD (polyéthylène haute densité) | Flacons de lait, de shampoing | Oui |
| 5 | PP (polypropylène) | Pots de yaourt, barquettes | Oui |
| 6 | PS (polystyrène) | Gobelets, barquettes de viande | Oui |
| 4 | PEBD (polyéthylène basse densité) | Films souples, sacs | Oui |
Avant l'extension, seuls les codes 1 (PET) et 2 (PEHD) étaient collectés. Depuis 2023, les codes 4, 5 et 6 sont acceptés partout. Cette évolution est un gain théorique de 3 kg d'emballages recyclables par habitant et par an selon Citeo.
Ce qui ne change pas : vider et secouer suffit#
Contrairement à une idée reçue, il n'est pas nécessaire de laver les emballages avant de les jeter. L'ADEME et Citeo sont formels : vider et secouer suffit. Un rinçage rapide à l'eau de vaisselle usagée est un plus, mais gaspiller de l'eau potable pour récurer un pot de yaourt est contre-productif d'un point de vue environnemental.
Exception : un emballage très souillé (carton de pizza imbibé de graisse, barquette pleine de sauce) contamine les autres matériaux dans la chaîne de tri. Dans ce cas, soit vous rincez rapidement, soit vous jetez en ordures ménagères. Le bon sens prime.
Les résultats trois ans après : où en sommes-nous ?#
Des tonnages en hausse, mais un taux de refus qui persiste#
L'extension des consignes de tri a permis d'augmenter les tonnages d'emballages collectés. Selon Citeo, les territoires ayant déployé l'extension collectent en moyenne 3 kg supplémentaires par habitant et par an. À l'échelle nationale, cela représente environ 200 000 tonnes de matériaux recyclables supplémentaires chaque année.
Mais ces chiffres cachent une réalité plus nuancée. Le taux de refus en centre de tri reste élevé : entre 20 % et 30 % selon les collectivités. Un refus de tri, c'est un déchet déposé dans le bac jaune qui n'aurait pas dû s'y trouver : objet en plastique non-emballage, verre, textile, déchet souillé. Ces refus sont extraits de la chaîne de tri et partent en incinération ou en enfouissement, sans bénéfice environnemental.
Pourquoi autant d'erreurs persistent ? Les raisons sont multiples : confusion entre emballages et objets en plastique, ignorance des consignes locales, manque d'identification visuelle claire.
Le taux de recyclage des emballages : 73 % en 2025#
Pour 2025, le taux de recyclage des emballages ménagers est estimé à 73 % en France par Citeo, pour 61,4 kg d'emballages triés par habitant. Ce chiffre est la proportion d'emballages effectivement recyclés par rapport aux emballages mis sur le marché.
Ce taux global masque des disparités importantes entre matériaux. Sur les chiffres Citeo 2025, l'acier est à 100 % via les aciéries électriques et reste réutilisable à l'infini. Le verre atteint 88 % et dispose de la filière la plus mature. Le papier-carton est à 83 % (journaux, magazines, cartons d'emballage), l'aluminium (canettes et barquettes) à 43 %.
Le maillon faible reste les plastiques : 30 % de taux de recyclage.
Le plastique reste le talon d'Achille du recyclage français. Malgré l'extension des consignes de tri, le taux de recyclage plafonne à 30 %, l'un des plus faibles de l'Union européenne.
La complexité des résines en est une cause majeure : certains plastiques (PVC, PS expansé) résistent aux technologies actuelles. S'ajoute la contamination, quand un plastique souillé ou composé de plusieurs résines collées est simplement rejeté de la chaîne.
Ensuite viennent les débouchés limités. Le marché du plastique recyclé (rPET, rPP) n'absorbe pas tous les gisements collectés. Enfin, une partie des plastiques collectés en France s'exporte en Asie, où les conditions de recyclage restent opaques et difficilement vérifiables.
La consigne en embuscade : 2029, année fatidique ?#
L'objectif européen est fixé par l'article 9 de la directive (UE) 2019/904 sur les plastiques à usage unique, pas par le PPWR : 77 % de collecte séparée des bouteilles pour boissons en 2025, 90 % en 2029. La France est à 56,8 % en 2023 et 58,2 % en 2024, valeur provisoire, selon la cinquième évaluation de l'ADEME publiée le 16 décembre 2025. Pour atteindre cet objectif, deux options :
- Améliorer drastiquement le tri sélectif via l'extension des consignes de tri et le renforcement de la collecte hors domicile (espaces publics, entreprises, événements)
- Instaurer une consigne pour recyclage sur les bouteilles plastiques, comme en Allemagne (98 % de collecte) ou en Norvège (97 %)
L'article 66 de la loi AGEC, codifié à l'article L. 541-10-11 du code de l'environnement, reprend ces deux cibles en droit français. Ce que dit le texte, mot pour mot : si les performances cibles ne sont pas atteintes, le Gouvernement « définit après la publication du bilan réalisé en 2023, après évaluation des impacts économiques et environnementaux et concertation avec les parties prenantes, notamment les collectivités en charge du service public des déchets, les modalités de mise en œuvre d'un ou plusieurs dispositifs de consigne pour recyclage et réemploi ». Pas de date butoir écrite dans la loi, mais une concertation obligatoire. Elle est ouverte : le 19 mai 2026, Emmanuel Macron a demandé au gouvernement de l'engager. Le débat fracture le monde du recyclage entre collectivités (qui y sont majoritairement opposées) et industriels (plutôt favorables).
Les obstacles qui freinent encore le recyclage#
La confusion persiste chez les consommateurs#
Malgré trois ans de communication, le doute reste répandu sur ce qui va, ou non, dans le bac jaune.
La confusion entre objets en plastique et emballages vient en tête : un jouet cassé n'est pas un emballage, mais beaucoup le jettent dans le bac jaune par réflexe. Les emballages souillés posent aussi question : faut-il les laver ou non ? La règle (vider suffit) n'est pas encore naturelle pour tout le monde.
Ajoutez à cela les plastiques noirs, invisibles pour les machines de tri optique et systématiquement refusés même s'ils sont correctement triés. Enfin, une variabilité locale persiste : quelques collectivités tardent à appliquer l'extension complète, créant des exceptions qui brouillent le message national.
Pour lever ces doutes, l'application Guide du tri de Citeo permet de scanner le code-barres d'un produit et de savoir instantanément dans quelle poubelle le jeter. Elle recense également les points de collecte spécifiques (verre, textiles, déchèterie) à proximité de chez vous. Consultez notre guide complet du tri sélectif pour toutes les consignes détaillées.
Les centres de tri saturés#
L'extension des consignes de tri a provoqué une hausse de 15 à 20 % des tonnages entrants dans les centres de tri entre 2022 et 2024. Tous n'ont pas été modernisés à temps pour absorber ce flux supplémentaire. Résultat : certains centres fonctionnent à flux tendu, avec des temps de tri raccourcis et un risque accru d'erreurs.
Les robots trieurs IA comme ceux du centre Neuron montrent que la technologie peut absorber ces volumes supplémentaires. Les centres déjà modernisés ne suffisent pas encore à traiter l'ensemble des emballages collectés dans des conditions optimales. La transformation engagée par Citeo ne vise pas plus de sites, mais l'inverse : des structures industrielles moins nombreuses et de plus grande capacité, équipées de tri robotisé et de tri optique multi-caméras.
Le marché du recyclage sous tension#
Trier, c'est bien. Recycler, c'est mieux. Mais encore faut-il que les matériaux collectés trouvent des débouchés industriels. Or, le marché du plastique recyclé reste fragile :
Le prix du rPET (PET recyclé) est volatil : quand le pétrole est bas, le plastique vierge redevient compétitif et les industriels délaissent le recyclé. La qualité dépend directement du tri : un plastique mal trié contient des impuretés qui excluent les usages alimentaires et médicaux. Quant à l'exportation, faute de capacités suffisantes en France, une partie des plastiques collectés part vers l'Asie ou l'Europe de l'Est.
L'objectif européen impose 25 % de plastique recyclé dans les nouvelles bouteilles PET depuis 2025, puis 30 % en 2030. Pour y parvenir, il faut non seulement collecter davantage, mais surtout améliorer la qualité du tri. Les taux de recyclage par matériau montrent qu'il reste une marge de progression importante sur les plastiques, qui demeurent le maillon faible de la filière.
Ce qui va changer d'ici 2029#
Renforcement de la collecte hors domicile#
La collecte en porte-à-porte ne suffit plus. Une part croissante de la consommation se fait hors domicile : restaurants, bureaux, transports en commun, événements sportifs, plages, parcs. Or, ces lieux sont sous-équipés en points de tri.
La loi AGEC pousse au déploiement de points de tri hors du domicile, dans l'espace public comme dans les établissements recevant du public : gares, centres commerciaux, grands événements. L'objectif : capter les emballages consommés nomadement, qui échappent largement au circuit de collecte.
Modulation de l'éco-contribution selon la recyclabilité#
Citeo expérimente depuis 2022 une éco-modulation renforcée : les emballages les plus faciles à recycler (bouteilles PET transparentes, cartons ondulés) paient moins d'éco-contribution que les emballages problématiques (barquettes noires, multicouches complexes).
Cette incitation financière pousse les industriels à éco-concevoir leurs emballages. Depuis 2023, plusieurs grandes marques ont abandonné les barquettes noires (invisibles au tri optique) au profit de barquettes transparentes ou blanches, qui repassent devant les machines de tri optique au lieu d'être écartées.
Digitalisation du tri : vers l'IA et la robotique#
Les centres de tri nouvelle génération intègrent des robots de tri pilotés par intelligence artificielle. Ces robots, équipés de caméras multi-spectrales et de bras articulés, peuvent identifier et extraire des emballages à une cadence de 60 à 80 objets par minute, soit deux fois plus vite qu'un agent de tri manuel.
L'avantage : moins de pénibilité pour les opérateurs, moins d'erreurs, meilleur tri des petits formats. L'inconvénient : un coût d'investissement élevé (entre 500 000 et 1 million d'euros par robot). Seuls les grands centres de tri mutualisés peuvent se les offrir.
Ce que vous pouvez faire pour améliorer le recyclage#
Adoptez les bons réflexes au quotidien#
- Tous les emballages vont dans le bac jaune, même les petits, même les films souples
- Videz et secouez, pas besoin de laver, mais pas de restes alimentaires non plus
- Ne les emboîtez pas, chaque emballage doit être jeté séparément pour être identifié par les machines
- Aplatissez les cartons et bouteilles, gain de place dans le bac et dans le camion de collecte
- Laissez les bouchons vissés, ils seront recyclés avec la bouteille
Utilisez les outils disponibles#
L'application Guide du tri (Citeo) permet de scanner le code-barres d'un produit et de savoir instantanément où le jeter. Elle géolocalise également les points de collecte spécifiques près de chez vous : conteneurs à verre, bornes textiles, déchèteries.
Le site quefairedemesdechets.ademe.fr propose un moteur de recherche par objet ou par déchet. Tapez "capsule de café" ou "jouet en plastique", il vous donne la consigne puis une carte des points de collecte près de chez vous.
Réduisez à la source#
Le meilleur déchet est celui qu'on ne produit pas. Quelques pistes pour réduire vos emballages :
- Achat en vrac : fruits, légumes, céréales, légumineuses, produits d'entretien
- Contenants réutilisables : gourde, tote bag, boîtes hermétiques
- Produits sans suremballage : privilégiez les formats familiaux et les recharges
- Consigne : certains commerces proposent des contenants consignés (bières artisanales, produits laitiers locaux)
Pour consolider votre maîtrise des consignes, un guide complet détaille les bonnes pratiques par type de bac.
Un bilan en demi-teinte, mais des perspectives encourageantes#
Trois ans après le déploiement complet de l'extension des consignes de tri en métropole, le bilan est contrasté. D'un côté, 98 % des habitants de la métropole peuvent désormais trier tous les emballages avec une règle simple et unifiée. Les tonnages collectés augmentent, les centres de tri se modernisent.
De l'autre, le taux de refus reste élevé (30 % dans certaines collectivités), le recyclage du plastique plafonne à 30 %, et l'objectif européen de 90 % de collecte des bouteilles plastiques d'ici 2029 semble hors d'atteinte sans mesures complémentaires.
Trier n'a jamais été aussi simple. Tous les emballages dans le bac jaune, partout en France. C'est un acquis fragile, le fruit de 944 millions d'euros d'investissement et de quinze ans de travail.
Sources#
- Citeo, Extension des consignes de tri : bilan 2023
- Citeo, Les chiffres du recyclage en France : 73 % des emballages ménagers recyclés en 2025, 944 millions d'euros investis dans les centres de tri
- Citeo, Modernisation des centres de tri : anticiper la reconversion des sites et des emplois
- ADEME, Taux de recyclage des emballages ménagers en France
- Ministère de la Transition écologique, Loi AGEC : simplification du tri
- Directive (UE) 2019/904 du 5 juin 2019, article 9 : collecte séparée des bouteilles pour boissons
- Légifrance, Article 66 de la loi n° 2020-105 du 10 février 2020
- ADEME, Évaluation du taux de collecte des bouteilles en plastique de boisson pour 2023 et 2024
- Douane, Entrée en application du règlement (UE) 2025/40 sur les emballages





